Conjugaison

Souvent lorsque la phénoménologie tombe dans l’inconsistance, ce sont d’autres facultés qui prennent le relais. Peut être serai-ce la même faculté – dissimulée en d’autres – peut être ne serai-ce pas une faculté.

Toute question a un point de départ. C’est une présupposition de quelque chose, ou d’autre chose. Toute chose n’est elle donc pas chose par rapport à autre chose ?

Et puis le temps se déchoit à son image ; il décompose la durée, elle devient instants, moments, ou parfois même histoire. C’est à cet instant que le bruit imperceptible de la question se trouve en face du visage inaudible de l’histoire – ou plutôt de l’Histoire.

C’est bien ironique quelque part de voir que l’homme a une tendance acquise ou innée de vouloir croire au présent. On veut posséder le présent avec la même ardeur qu’on investi pour posséder le passé. Cela est vrai pour l’homme comme individu et pour l’homme comme groupe. Les individus cherchent la mémoire, les groupes, eux, l’histoire.

Il n y a pas de mot sans passé ; il n y a pas de sens au présent. Pour être, un mot a besoin d’histoire. C’est l’histoire qui crée les mots et c’est par les mots qu’on crée l’histoire. C’est un cycle d’inexistence, fatal et nécessaire.

Image : Man Ray, Indestructible Object

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1 Comment»

  jean paul galibert wrote @

Une jolie plume
trempée dans un
superbe
sens du néant


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